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Vous lancez votre boite et vous demandez ce qui vous attend ?

Voici une petite simulation des trois premières années, plutôt inspirée des sociétés de services (SSII, agence digitale, etc.) – malgré quelques similitudes, les étapes et la vie d’une startup avec un produit particulier sont différentes. Le parcours ci-dessous est bien sûr caricatural, il n’y a aucun chemin tracé vers le succès, ni vers l’échec…

Année 1 : Started from the bottom

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  • Seul ou avec des potes de promo, vous trouvez une bonne idée ou bien commencez à développer des sites ou logiciels pour vos camarades et votre Tonton commerçant.
  • Vous commencez donc à bosser, sans formaliser la structure et créez votre identité visuelle : page FB, PowerPoint, nom de la boite. Pour vous, ce dernier est super cool mais tout le monde le trouve bizarre … no stress, pensez à un gars qui faisait des ordinateurs et qui a appelé sa boite « pomme ».
  • Vous apprenez cette phrase « si tu me fais mon site, je ferai ta publicité », arme redoutable du client qui ne veut pas payer un kopeck mais souhaite avoir le même site que Facebook.
  • Vous faites votre premier flyer, vous y mentionnez que vous êtes spécialiste dans plus d’une dizaine d’activités (de la conception graphique à la production de meubles)…
  • Après 9 mois et avoir fait les sites de toute la famille (pour pas grand chose), vous commencez à avoir des « vrais » clients… vous travaillez toutes les nuits, certains clients ne payent pas et quand ils payent vous dépensez tout au Fast Food pour fêter ça.
  • Vous décidez de créer formellement l’entreprise – pas parce que vous êtes patriote et souhaitez payer des impôts mais parce que vous n’êtes pas très crédible sans statut juridique ou avec celui de la boite « Sunu Poulet » de votre papa. Vous et vos potes êtes tous Directeur de quelque chose au sein de votre nouvelle boîte.
  • Les demandes de clients s’enchainent – vous avez maintenant besoin d’embaucher vos premiers employés et de faire une « sorte » d’organigramme – Un pote entrepreneur qui sort de sa troisième faillite vous conseille de ne pas faire de CDI et ne pas payer trop cher dès le départ (il faut utiliser les commissions).
  • Les affaires marchent mais vous savez qu’il y a plein de choses que vous faites mal (suivi commercial, compta, contrats, gestion RH, management des projets, recouvrement) donc vous passez du temps à organiser cela – c’est à ce stade que rejoindre un incubateur comme CTIC Dakar peut être utile (d’ailleurs, vous ne savez pas ce que c’est qu’un incubateur).
  • Votre premier client mécontent vous appelle – cela vous fait très mal au cœur – vous convoquez toute l’équipe et vous essayez de savoir d’où vient le problème : c’est en général une mauvaise communication entre votre équipe encore junior et votre client. Vous mettez donc en place des process pour améliorer votre production et la gestion du client.
  • Vous et vos associés ne vous payez toujours pas… et c’est normal no stress.
  • Vous bouclez la première année avec sans chiffre d’affaires. Votre compta reste donc… épurée.

Année 2 : Still at the bottom

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  • Vous vous séparez de votre premier employé – très dur car cette personne était là depuis le début – 1) elle n’était pas assez payée et est partie chez BigCorporation – 2) elle ne s’est pas adapté aux exigences grandissantes de l’entreprise – 3) elle est partie faire des études à l’étranger – 4) elle a monté sa propre boite et vous fait concurrence.
  • Vous commencez à répondre à beaucoup d’appels d’offres – sans vraiment savoir comment d’ailleurs -aucun ne marche donc vous commencez à être plus « réseaux » et vous comprenez mieux les attentes, budgets et modes de fonctionnement des gros clients et décideurs.
  • Vous gagnez votre premier appel d’offres de plusieurs millions : c’est la fête !! Votre équipe est très fière. Vos concurrents (et peut être le FISC) vous remarquent enfin.
  • Vous changez l’organigramme (dans votre tête) tous les mois et essayez d’embaucher autant que possible – mais vous ne savez pas comment trouver des talents. Vous rappelez donc ces profs qui vous traitaient de cancre afin d’organiser des événements et témoignages dans les écoles !
  • Vous passez la majeure partie de votre temps à encadrer vos équipe, du plus jeune au plus anciens. Vous remarquez que c’est vraiment de base en gestion du temps, organisation, service client dont ils ont besoin. Vous les incitez à prendre des initiatives.
  • Vous devez à ce stade avoir des process et une gestion compta admin solide.
  • Vous commencez à être contacté sur linkedin par des gars « chelous » d’Inde et de Chine qui veulent faire du « Business » avec vous.
  • Vous finissez l’année avec quelques dizaines de millions (FCFA) de chiffre d’affaire mais avec un résultat net plutôt faible que vous ne comprenez pas (vous allez donc sur un MOOC pour améliorer vos notions de compta).
  • Vous vous posez les questions fatales : « combien vais-je devoir payer d’impôt ? » et « dois-je vraiment les payer d’ailleurs ? » Vous décidez donc d’embaucher un responsable financier et vous faite conseiller par un expert.

Année 3 : Get Rich or Die Tryin’

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  • Votre défi principal est de recruter, de faire grandir et de retenir votre équipe, vous mettez donc des choses en place pour le bien être de vos gars (sorties d’équipes, tournois de foot, paniers ramadan, nouvelles chaises, etc.). Vous vous posez la question fatale : « doit-on avoir du café gratuit pour la team ? Après 2 heures de discussion… le comptable tranche : NON.
  • Vous devez gérer les premiers états d’âmes de vos associés ou premiers employés qui ne se retrouvent plus forcément dans la structure (trop de procédures, nouveaux employés plus compétents qu’eux). Vous allez devoir faire des choix difficiles selon votre instinct pour garder les meilleurs.
  • Vous êtes de plus en plus invités à des conférences, forum : c’est très bien pour votre visibilité et le réseautage, mais cela commence à vous prendre du temps : choisissez-les bien.
  • Vous aimeriez développer plus de produits mais ne savez pas comment gérer vos RH et trouver l’équilibre entre servir au mieux les clients et développer des innovations. Une des options est de permettre à vos plus anciens développeurs de travailler sur des sides projects 1 ou 2 jours par semaine – cela les motivera et leur permettra de rester au top technologiquement parlant.
  • Vous commencez à cibler la sous-région – c’est très tentant car vous n’y voyez que peu de compétition mais il vous faut évaluer très finement les coûts et opportunités des pays cibles. Vous devez donc faire des business plan précis pour vous projeter dans ces nouveaux marchés. Fonctionnez surtout par opportunité : appel d’offre, associé ou employé rentrant au pays, personnes de confiance trouvées dans le pays cible, etc.
  • Vous ressentez le besoin de faire passer des certifications à vos employés (project management, technologies, outils marketing, etc.). Bonne idée.
    • vous commencez à être parmi les meilleurs des meilleurs sur votre marché et cherchez donc de plus en plus d’experts internationaux pour vous mettre au top niveau. Vous avez de la chance, le climat sénégalais attire beaucoup !
  • Vous sortez vos premiers produits, certains créent le buzz et vos employés sont fiers, d’autre plaisent aux clients B2B et vous font gagner du temps. Vous réalisez que, dans un marché immature comme le nôtre, un produit B2C demande beaucoup d’investissements en communication. Vous essayez donc de convaincre le comptable d’investir plus en com dans ce produit… la réponse est : NON. Le pire c’est que vous savez qu’il a raison.
  • (Fort de votre succès ?) vous rencontrez l’âme sœur et vous marriez. Un joli bébé suit rapidement. Cela vous force à mieux vous organiser et à vous lever tôt (finies les nuits sur les propals). Vous pensez au monde que vous voulez lui laisser.
  • Vous finissez l’année avec entre 100 et 200 millions de FCFA de CA, avec une marge largement meilleure et surtout plus de récurrence dans vos revenus. Vous hésitez un moment entre payer vos impôts et organiser un super team building sur la côte. Le comptable tranche encore une fois.
  • Néanmoins, fier du travail réalisé vous organisez, sans l’accord du comptable, une grosse soirée pour fêter cette belle année avec tous vos gars, clients, partenaires et même quelques concurrents devenus un peu « has been »!

Profitez-en : vous n’êtes que 10% des entreprises du secteur TIC au Sénégal à passer le cap des 3 ans…

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Article initialement écris pour ByFilling dans le cadre du Salon International des Professionnels de l’Economie Numérique de Dakar qui s’est tenu en décembre 2015.

Le 14 Décembre, le SIPEN à accueilli un panel de haut niveau avec plusieurs acteurs du financement et de l’accompagnement des PME numériques au Sénégal afin de discuter des moyens de soutenir l’émergence de PME à forte croissance en Afrique. Comment s’assurer de la compétitivité de l’économie numérique locale ? Comment accompagner la création et la croissance des jeunes pousses numériques ? Comment faire en sorte que les organisations qui accompagnent ces PME soient indépendantes, crédibles et viables économiques ? Essayons ensemble d’apporter quelques éléments de réponse.

Tout d’abord, pourquoi est-ce important d’avoir des PME fortes et structurées ?

En Afrique, on retrouve un grand nombre de freelancers et de petites structures dans les métiers du numériques, mais trop peu d’entreprises de 10 employés ou plus. Ces dernières sont cruciales pour un pays, car permettant de résister aux fluctuations du marché et à l’arrivée de compétiteurs internationaux qui, s’intéressent désormais massivement au digital sur le continent africain. En effet, s’il n’y a pas en face d’elles des PME d’une certaine taille capable de fidéliser leurs employés et avec des références clients assez conséquentes, ces multinationales n’auront pas de mal à prendre les talents dans l’écosystème et à faire valoir leurs clients occidentaux pour prendre les marchés locaux. De plus, les PME locales sont fortement génératrices d’emplois, qui en majorité sont qualifiés donc relativement bien rémunérés. L’impact social d’un écosystème dense de PME fortes est donc très important.

Comment favoriser l’émergence et la croissance des PME TIC ?

Premièrement, il faut bien sûr inciter à la création d’entreprises via des événements, des concours et autres Hackathons, comme il s’en organisent d’ailleurs maintenant un peu partout en Afrique. Au Sénégal, deux acteurs majeurs, CTIC Dakar et Jokkolabs, contribuent majoritairement à l’animation de cet écosystème et à la sensibilisation en entrepreneuriat technologique via des événements tels que le Tekki48, les JETIC ou la Semaine Mondiale de l’entrepreneuriat.

Ensuite, et c‘est sûrement l’aspect le plus important…et difficile, il faut accompagner ces petites structures nouvellement créées dans leur croissance. Pour ce faire, plusieurs dispositifs peuvent (et doivent) être mis en place :

1- Les incubateurs et accélérateurs d’entreprises

Leurs modèles peuvent varier mais en général, ces structures, publiques, privées ou mixtes fournissent des locaux et l’accompagnement d’experts au quotidien pour favoriser la croissance des PME.

Au Sénégal, le seul acteur de ce domaine, spécialisé dans les TIC, est CTIC Dakar. Il se focalise sur des PME innovantes de 5 à 20 employés ayant un fort potentiel de croissance. L’incubateur est surtout reconnu pour ses services de développement commercial, de gestion comptable et fiscale, de relations presse et de levée de fonds. Son modèle est basé sur un partage de la croissance du chiffre d’affaires de l’entreprise. Si l’entreprise ne grandit pas, elle ne rémunère pas l’incubateur. Ailleurs en Afrique, d’autres modèles émergent, notamment basées sur des prises de participation au capital. Ce modèle, fréquent en Afrique anglophone est encore rare en Afrique francophone et présente des limites car, il est difficilement viable et les entrepreneurs sont en général frileux à l’ouverture de leur capital.

Au Sénégal, il existe aussi d’autres incubateurs multisectoriels tels que Concree.com, qui accompagne des entreprises de tous secteurs et à tous stades via une plateforme en ligne, des mentors et des ateliers très innovants. Il y a également, Synapse Center qui accompagne des porteurs de projets par de la formation dans plusieurs secteurs.

           Lire aussi : “Les incubateurs en Afrique : sont-ils nécessaires ?

2- Les réseaux de mentorat et d’entrepreneurs

Ils sont un excellent moyen de renforcer les capacités des entrepreneurs et de favoriser les partenariats entre ces derniers. Au Sénégal, on retrouve les nouveaux réseaux comme « Enablis » ainsi que « la Rencontre des Entrepreneurs » qui regroupent des gens de qualité, en général sélectionnés par leurs pairs. Nous pouvons aussi noter le rôle important que peuvent jouer les organisations patronales du secteur dont OPTIC au Sénégal et le GOTIC en Côte d’Ivoire.

Quels modèles économiques pour ces structures ?

C’est bien sûr la question la plus importante. L’expérience des pays occidentaux et d’Afrique du nord montre que les modèles 100% publics d’incubateur ou de réseaux d’entrepreneurs ne marchent pas. Cela pour une seule et bonne raison : la crédibilité. C’est le premier aspect. Il faut absolument que votre incubateur soit dirigé par le secteur privé et que les entrepreneurs qui sont accompagnés par la structure sentent qu’ils parlent à des personnes motivées par leur réussite.

Deuxième aspect, la viabilité financière et donc l’indépendance. Il est crucial que l’incubateur cherche à avoir son propre modèle économique, pour pouvoir être plus indépendant vis-à-vis des volontés de ses partenaires, publics, privés ou internationaux, qui sont souvent décalées par rapport aux vrais besoins des entrepreneurs. Ensuite, la recherche de viabilité financière fait en sorte que l’équipe de l’incubateur devient entreprenante elle-même et établie des relations d’égal à égal avec ces entreprises.

Dernier aspect, et c’est le plus important, le fait de faire payer les entreprises pour la totalité ou au moins une partie des services, pousse l’incubateur à une augmentation progressive de la qualité de ces derniers : un client qui paye est en droit d’exiger le meilleur.

          Lire aussi : “Quel modèle choisir pour votre incubateur

En conclusion : Leadership et adaptabilité

Les incubateurs, accélérateurs et réseaux d’entrepreneurs, qui prolifèrent en Afrique représentent une opportunité énorme permettant aux acteurs publics, grands groupes ou partenaires au développement de s‘impliquer de façon pertinente pour la croissance et l’émergence de PME technologiques. Mais ces derniers pour être efficaces doivent faire preuve d’un vrai leadership et adapter en permanence leurs programmes et modèle à leur contexte local… n’essayons surtout pas de reproduire la Silicon Valley ou nous allons finir avec de faux écosystèmes, “Siliconés”.

incubateur afriquePour beaucoup, il n’est pas facile de comprendre ce que veut dire accompagner les tech-entrepreneurs en Afrique. En effet, cette mission fascinante ne préoccupe que quelques bailleurs de fonds, financiers de capital risque, conseillers de tout genre et bien sûr, les structures incubatrices.

Pour moi, ce travail est des plus passionnants au monde, car vous êtes en rapport avec des entrepreneurs brillants et visionnaires, vous êtes en contact avec beaucoup de technologies et de modèles d’entreprises, vous apprenez à connaitre ces entrepreneurs et parfois devenez amis avec quelques-uns.

Mais cela peut aussi être le travail le plus ingrat au monde, et voici pourquoi :

  • La plupart d’entre nous ne deviendrons jamais riches en faisant ce que nous faisons ! En effet, très peu d’entres nous investissons notre propre argent ou avons des parts dans les entreprises que nous accompagnions. Le reste, sont des bénévoles, des employés, des mentors etc et la plupart de nos centres sont des organisations à but non-lucratif. L’ironie c’est que parfois lorsque vous essayer d’avoir une approche entrepreneuriale afin de rendre votre centre viable, on vous reproche de ne pas être assez social !
  • Vous êtes jugés lors que vos startups échouent et vite oubliés quand elles réussissent. Je n’ai pas besoin d’élaborer là dessus, je pense que vous comprenez. Les entrepreneurs ont tous leurs raisons de ne pas dire que c’est vous qui les avez aidés lors qu’ils étaient au plus bas, lorsqu’ils étaient au bord de l’épuisement, quand ils étaient en conflit avec leurs partenaires ou leurs employés, ou encore lorsqu’ils avaient besoin de quelqu’un à qui parler. Et pourtant, vous étiez là à chaque instant. Mais je peux le comprendre. Comme nous, ils évoluent dans un environnement incertain et plein de pression. Certains ne peuvent pas se permettre de s’en vouloir pour ce qui n’a pas marché ou être reconnaissants de quelque chose en dehors de leur propre génie lorsqu’ils réussissent.
  • Vous pouvez toujours mieux faire et c’est une bonne chose d’ailleurs ! Votre travail et votre performance seront toujours mis à l’épreuve et vous êtes donc obligés de vous améliorer à chaque fois et vous êtes rarement félicités pour vos actions. Et même si cela est très ingrat, encore une fois, ceci est une bonne chose. Vous continuez à faire de mieux en mieux pour vos entrepreneurs.

Mais ces sentiments personnels doivent être gérés par chacun. La vraie question que je me pose est la suivante :

Devons-nous vraiment accompagner les entrepreneurs ou est-ce que les vrais entrepreneurs réussissent à se lancer tous seuls ?

  • Nous devons tous conseiller, mettre la pression, ouvrir des portes et booster leurs entreprises, mais nous ne devons pas gérer leurs entreprises à leurs places. En théorie, en tout cas. Dans notre travail vous vous rendrez vite compte que si, à un moment donné, vous n’y mettez pas la main dans la pâte et faire ce qu’il y a à affaire aux cotés de vos entrepreneurs, vous n’arriverez jamais à les faire travailler sur ce qui est stratégique ou même vous faire respecter. Ceci dit, vous devez vous assurer que vous apportez de l’aide qu’à ceux qui sont prêts à donner autant à leur entreprise que vous ne soyez prêts à donner pour votre incubateur. Parfois, des circonstances particulières font que votre entrepreneur ou son équipe ne puissent plus fonctionner (l’épuisement, ou le départ d’un employé clé sont des cas fréquents). Dans ces cas-là, soit vous regardez l’entreprise s’effondrer en vous disant que ça n’est pas de votre faute ou vous gérez l’entreprise en période de crise. Heureusement, nous n’avons eu à le faire qu’une seule fois au CTIC, en trois ans d’activités. Cette startup qui était en situation critique à l’époque fait maintenant partie des plus prospères au Sénégal.
  • Même les plus grands entrepreneurs auront besoin d’aide à un moment donné.

On vous dira, surtout aux États-Unis, qu’un entrepreneur qui a besoin d’être accompagné par un incubateur, ne réussira pas au final. C’est peut-être vrai en Amérique du Nord ou les incubateurs peuvent en effet être remplacés par d’autres acteurs de l’écosystème qui sont déjà actifs depuis longtemps : les mentors, les bailleurs de fonds, les professeurs, les compagnons de classes, la famille—qui jouent un rôle crucial dans la création des success stories que nous connaissons tous.

Mais au Sénégal, comme probablement dans beaucoup d’autres pays, nous n’avons pas beaucoup de types d’accompagnements pour les startups. Votre incubateur peut donc jouer un rôle très important. Mais il est également dangereux de centraliser cet accompagnement pour les entrepreneurs dans seulement un ou deux lieux dans un pays. C’est pour cela que je crois qu’il est clairement de notre rôle d’aider à construire un écosystème et accompagner d’autres structures—même si cela veut dire qu’un jour ils deviendront nos concurrents. Pas de quoi s’inquiéter, car la tâche est immense et plus on est de fous, plus on rit !

  • Nous devrions accompagner les entrepreneurs comme si nous avions investi un million de dollars sur eux.

Nous devons le faire avec passion, dévouement et de l’empathie. Nous devons nous mettre dans la tête et dans la vie de nos entrepreneurs chaque fois que nous les rencontrons et travaillons avec eux. Pour nous au CTIC, il a naturellement été plus facile pour nous de créer ce rapport symbiotique avec les entrepreneurs qui se trouvent dans le hub plutôt qu’avec nos incubés « virtuels » qui eux, ont des bureaux en dehors des locaux de notre incubateur.

  • Enfin, nous ne devons jamais nous approprier le succès d’une entreprise

J’ai entendu dire une fois, que les bons incubateurs et accélérateurs ne parlent jamais plus d’eux-mêmes que de leurs entreprises. Je suis totalement d’accord. Je crois que quelques soient les services que vous offrez à vos startup, vous n’êtes pas responsables de leurs succès ! Les personnes remarquables réussissent quoi qu’il arrive—vous avez seulement aidez à booster leur croissance et les faire surmonter les moments difficiles.

En résumé, ce travail passionnant est très difficile dans les pays dans lesquels les écosystèmes restent à construire. Mais faites-le avec passion et humilité. Voyez au-delà et ne vous découragez pas ! Vous êtes sur la bonne voie !

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A CTIC Dakar, nous sommes interrogés de façon journalière sur notre modèle: Comment sommes-nous financés? Quelle est notre structure de gouvernance ? Pourquoi les compagnies incubées doivent-elles nous payer ? Comment avons-nous commencé ? Etc.

Pour répondre à certaines de ces questions, j’aimerais, dans cet article, discuter des avantages et des inconvénients de diverses formes de gouvernance pour les incubateurs et accélérateurs technologiques en Afrique en utilisant la loupe de CTIC Dakar, qui est une organisation à but non-lucratif née d’un partenariat public privé visant à être financièrement viable en 5 ans (plus que deux ans maintenant, wow!).

Type de service fournis

Tout d’abord, il est très important de distinguer les diverses formes de soutien apportées aux entrepreneurs et de définir ce que l’on entend par “incubateur” ou “accélérateur”. Ce que l’on souhaite faire a une forte influence sur le budget et donc sur le modèle de gouvernance de tech hub. Pour moi, un incubateur ou un accélérateur est une organisation, à but lucratif ou non-lucratif, qui fournit un espace physique et un soutien intense et pratique aux entrepreneurs dans le but d’augmenter leurs performances. Leur première, et parfois seule mission est de créer et de soutenir des entreprises à forte croissance. La qualité du soutien fourni par l’incubateur est très dépendante de la qualité de ses membres d’équipe et donc, ce type d’organisation implique d’importants frais de fonctionnement notamment en ressources humaines. Elles emploient généralement 5 à 10 personnes en plus des mentors et consultants occasionnels et leur bâtiment doit être assez large pour idéalement fournir des bureaux individuels à 7-10 petites entreprises.

D’un autre côté, les fablabs et les coworking space ont pour mission première de créer et d’animer des communautés technologiques. Ainsi, leur structure de cout est composée principalement de community management et d’organisation d’évènements. Les investissements nécessaires au lancement peuvent donc être assez modestes et augmenter par la suite.

Taille de marché et “deal flow”

Ensuite, il faut se demander la chose suivante: Quelle est la taille de son marché en tant qu’incubateur? Je reste convaincu que les pays d’Afrique Sub-Saharienne n’ont pas assez d’entreprises à forte croissance pour permettre de un modèle d’incubateur financé de façon totalement privée, et ce quel que soit le modèle de revenu utilisé (prise de participation, revenue sharing, etc.) sauf peut-être si l’on ne fait que de la location d’espace (sans coût additionnel de ressources humaines.

Par ailleurs, je pense qu’il faut prendre le temps de construire un « pipeline » de startups prometteuses en investissant beaucoup de temps et de ressources à un stage prématuré, notamment au niveau des universités et des écoles. Nous faisons souvent cela à CTIC Dakar, à travers des événements et des ateliers dont le TEKKI48, une accélération de startups en 48h que nous lançons dans plusieurs villes Sénégalaises tous les 4 mois.

Ainsi, nous espérons qu’un projet sur 20 que nous identifions et accompagnons va finalement devenir une startup intéressante et intégrer nos programmes. Nous avons eu deux beaux exemples cette année avec TongTong.sn, une plateforme d’achat groupé et Genius Family, une startup développant des logiciels de gestion et des applications pour des boutiquiers analphabètes. Ces deux entreprises sont parties de rien en 2013, ont acquis un financement à travers l’un de nos partenaires et sont maintenant en pleine croissance et capable de payer environ dix salaires à la fin de chaque mois. Elles ont pu intégrer notre programme d’incubation en septembre 2014.

En résumé, si vous n’avez pas assez de PMEs mûres dans votre pays ou marché ou bien un écosystème structuré d’investisseurs privés (business angels), vous aurez surement besoin de fonds gouvernementaux ou de bailleurs internationaux à un moment ou à un autre – à moins bien sûr d’avoir un gros investisseur privé derrière vous (ce qui est le cas de l’excellent MEST au Ghana, financé par l’entreprise de logiciel Meltwater). Le choix que nous faisons à CTIC Dakar est d’utiliser ces fonds publics pour démarrer la machine, faire grandir le « deal flow » et ensuite générer des revenus via nos entreprises clientes – qui nous payent sur la base de leur croissance de chiffre d’affaire ou de leur marge pour les entreprises de e-commerce.

Gouvernance, prise de décisions et innovation

C’est là clairement le plus grand désavantage des incubateurs public ou soutenus par des partenaires au développement. Si vous aidez des entrepreneurs, vous ne souhaitez pas que le gouvernement dirige toute l’opération. Néanmoins, si vous voulez que ces gens vous donnent de l’argent, il faut accepter de les impliquer d’une manière ou d’une autre. C’est un jeu de pouvoir délicat. La manière dont nous gérons cela, ici au CTIC, est d’inclure les plus importants de ces bailleurs publics dans le comité de gestion en nous assurant que ce dernier reste dirigé par le secteur privé (l’organisation des professionnels des TICs). D’autres partenaires privés sont aussi fortement représentés (tels que l’opérateur téléphonique Orange par exemple). Il est aussi important de noter qu’aucun des bailleurs internationaux avec lesquels nous sommes partenaires (Banque mondiale, GIZ, Union Européenne) n’est incluse dans le comité de gestion. Jusqu’ici, nous avons pu gérer les ambitions de nos partenaires publics et internationaux en les guidant vers la réalisation de notre vision et non pas l’inverse, et nous ferons en sorte que cela perdure.

Accès aux marchés et aux financements

Soyons réalistes: Dans beaucoup de pays d’Afrique, les gouvernements sont relativement puissants en comparaison au secteur privé. Ainsi, le plus grand avantage au fait d’avoir des partenaires publics ou privés en relation étroite avec son hub est l’ouverture de certaines portes. En effet, une fois qu’ils croient en votre mission et comprennent la valeur concrète que vous leur apportez pour la réalisation de leurs objectifs propres, ils peuvent beaucoup vous aider ainsi que vos startups, en les impliquant dans des projets publics et/ou en leur fournissant un financement de démarrage. Par exemple, l’an dernier, nous avons obtenu plus de 40 millions de fcfa de la part de l’Autorité de Régulation des Télécommunication et du Fonds de Développement du Service Universel, qui ont été remis directement à 8 startups. Ce type de financement public peut-être nocif pour le modèle économique d’une startup-comme cela a été largement débattu récemment dans la blogosphère tech kenyane – mais je crois que si l’on combine ce financement avec un soutien de l’incubateur très orienté business, cela fonctionne. Plusieurs de nos entreprises en sont la preuve.

Gestion et rétention d’équipe

Enfin, je pense que le plus grand désavantage de ne pas avoir un modèle purement privé est qu’à un moment, si votre équipe et les business developers sont suffisamment entrepreneuriaux – et c’est ce dont vous avez besoin – ils s’en iront faire leurs propres affaires après 3 à 5 ans. En revanche, si vous avez un modèle privé, c’est soit votre propre bébé soit vous pouvez espérer des parts de capital ou au moins le diriger où vous le souhaitez. Si vous avez donc un modèle public ou public-privé, je vous encourage donc à faire le maximum pour épanouir votre équipe, la faire grandir et lui donner un maximum de responsabilités, afin de les retenir le plus longtemps possible.

En résumé, il est évident qu’aucun modèle universel n’existe pour les incubateurs technologiques. Selon moi, le marché pour les incubateurs financés de façon purement privés et de façon durable n’existe pas encore pour la plupart des pays d’Afrique Sub-Saharienne. Nous devons saisir les opportunités qui résident dans le fait d’impliquer des donneurs publics et internationaux, notamment les partenaires au développement. Cependant, dans le champ de l’entreprenariat technologique en Afrique, tout est histoire de leadership, d’équilibre d’influences et d’équipe.

ORGANIGRAMME-copie-1024x768Amorcée depuis les années 90 aux Etats-Unis, la fièvre de l’entrepreneuriat TIC et des startups technologique est maintenant présente aux quatre coins du monde. Récemment, l’Afrique à rejoint le mouvement et de nombreux espaces co-working et quelques incubateurs ont commencé à émerger dans la plupart des pays et surtout au Afrique du Sud, Kenya, Ghana, Nigéria, Sénégal et Côte d’Ivoire. Leur but de ces organisations est de dynamiser les « écosystèmes technologiques » (communautés de développeurs, grandes entreprises, universités, etc) et/ou d’accompagner les porteurs de projet ou entreprises déjà établies dans leur croissance. Ces modèles nouveaux d’accompagnement entrainent la création de nouveaux postes, en général très centrés sur le relationnel et la connaissance des phases de développement d’une entreprise technologique. La double compétence TIC et Business est en vraiment recommandée. Voici une liste non-exhaustive de ces nouveaux métiers. Gardez à l’esprit que ces organisations se comportant la plupart elle-même comme des start-ups, les limites de ces postes sont larges et les personnes restent en général très polyvalente. Le poste de « Catalyst » que l’on trouve dans certaines structures par exemple, est souvent un mélange des trois profil ci-dessous.

 

Community, Digital et Event Manager

Personne en charge de gérer la présence de l‘incubateur et de ses entreprises sur les réseaux sociaux – les plus pertinents en Afrique étant Twitter, G+ et Facebook – et sur le web en général. Cette personne anime la communauté « online » mais il est très important qu’elle le fasse également « offline », en allant à la rencontre des gens et communautés de développeurs, des entrepreneurs et des décideurs du secteur TIC. Cette personne par ailleurs doit en organiser des événements (compétition de startups, panel de discussion sur l’entrepreneuriat, témoignages d’entrepreneurs, etc).

Qualités requises : grand sens du relationnel, connecté 24h/24h sur les réseaux, compétence de développeur est un plus, très bonne organisation et capacité de gestion du stress importante pour les événements.

 

Business Developer

Profil plus présent dans les incubateurs et que dans les co-working spaces. Personne en général senior ou junior plus et ayant un très bon carnet d’adresse. Cette personne est en charge de trouver des nouveaux marchés aux entreprises accompagnées par l’incubateur. Elle prend et accompagne les entreprises pour leur rendez-vous avec des prospects et aide à la négociation des contrats. Son rôle est ensuite de former les équipes commerciales des entreprises pour qu’elles puissent le faire d’elle-même. Ce poste est vraiment clés pour la croissance d’une entreprise car en général les fondateurs ont un profil technique et structurent assez mal leur déploiement commercial. Cette personne peut selon les organisations s’occuper aussi du business development de l’incubateur et lui trouver de nouveaux clients (entreprises à accompagnées), organiser des formations ou certification payantes ou négocier des prestations de conseil auprès de nouveaux incubateurs, qui seront réalisées par plusieurs personnes de l’équipe.

Qualités : carnet d’adresse, business focus, connaissance général des technologies, talent négociation

 

Hub manager et directeur d’incubateur

Ce poste varie grandement en fonction de l’organisation mais en général cette personne gère l’équipe et le développement de la structure, la recherche de financement et supervise ou gère la comptabilité. Elle aide à la visibilité locale et internationale de l’organisation et tisse des partenariats avec d’autres incubateurs, des réseaux, des universités, des bailleurs, des multinationales dans plusieurs pays. Elle peut également faire du Business Developement pour les entreprises et les conseille sur leurs modèles économiques, levées de fonds ou appel d’offre. Elle gère ou supervise également la création de nouveaux programmes d’accompagnement et d’événements. Cette personne travail enfin à la conceptualisation de l’offre de service de l’incubateur et réfléchis sur son modèle économique.

Qualités : très bon manager, carnet d’adresse, connaissance de l’entrepreneuriat TIC et du métier d’incubation, esprit entrepreneurial, talent négociation, capacité relationnelles et de présentation en public.

 Merci à Céline Thiam, Directrice RH chez Africsearch, pour m’avoir pousser à écrire ces quelques lignes…

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Note : interview rédigée avec Omar Cissé et accordée au magazine Sénégalais Réussir

1.     Comment accompagnez-vous les porteurs de projets TIC ?

Comme vous le savez peut être, la réussite et la viabilité financière de l’incubateur, qui est une association, est majoritairement basée sur la croissance du revenu des entreprises que nous accompagnons ; l’accompagnement que nous fournissons est donc au cœur de nos préoccupations. L’incubateur dispose de deux programmes d’accompagnement en fonction des stades de développement des entreprises : 1) le programme d’incubation, pour lequel un jury d’entrepreneurs sélectionne des entreprises générant déjà un minimum de revenu et quelques clients. Ce programme peut durer jusqu’à 3 ans. 2) Le programme d’accélération « BuntuTEKI » de 6 mois qui accompagne des porteurs de projets ou entreprises en phase de création mais ayant tout de même développé un premier prototype (site web, application mobile ou logiciel).

Dans le premier, le programme d’incubation, les entreprises peuvent bénéficier de locaux tout équipés mis à leur disposition avec l’internet haut débit et une assistante d’accueil. Ils sont accompagnés dans leur gestion comptable et fiscale par une personne dédiée à plein temps aux incubés. Ils sont également soutenus dans leur « business development » ou prospection commerciale par l’ensemble de l’équipe du CTIC. Par exemple nous organisons des petits déjeuners d’affaires dans lesquels nous regroupons les clients cibles de nos incubés (banques, assurance, directeur de l’administration etc.). Au jour le jour, nous aidons nos entreprises à structurer leur développement commercial et les aidons dans la prospection et la vente de leurs solutions. Une équipe de consultants est également mis à la disposition de nos entreprises pour tous les aspects marketing et finance. Nous aidons également nos entreprises à avoir des stands dans les salons internationaux et finançons quelques billets d’avion. Enfin, lorsqu’elles sont prêtes, nous soutenons nos entreprises dans leurs levées de fonds – nous avons d’ailleurs amorcé un groupe de business angels TIC dans ce sens.

Dans le programme d’accélération, les porteurs de projets sont poussés au test et à l’implémentation de leur solution sur le terrain et à la génération de premiers revenus. Ils bénéficient de locaux partagé et comme pour l’incubation, d’un suivi hebdomadaire et de mises en relation avec des clients ou partenaires potentiels des secteurs privés ou public. Plusieurs ateliers de formation technique ou business sont par ailleurs organisés.

Enfin, nous nous efforçons de mettre nos entreprises en avant dans de nombreux événements et dans les médias, et c’est en partie pour cela que nous avez peut être entendu parler de People Input, Xtreme, Seysoo, Amarante ou encore Nelam Services l’entreprise derrière Agendakar.com.

 

2.     Les contraintes empêchant une éclosion d’une véritable industrie TIC ?

Elles sont multiples et complexes mais quelques solutions simples et pragmatiques peuvent leur être trouvées 1) développer plus d’incubateurs pour accompagner les PME TIC dans leur gestion et développement commercial et ainsi développer un tissus économique dense d’entreprises TIC innovantes et d’envergure international. 2) mettre en place des fonds public de soutien à la recherche scientifique et à l’innovation pour favoriser l’émergence d’entreprises et de solutions TIC innovantes, notamment liées aux autres secteurs de l’économie (tourisme, agriculture, banque, éducation ,etc.) 3) dynamiser l’enseignement supérieur par des programmes d’entrepreneuriat et davantage de liens avec l’industrie, afin de pallier au manque de compétences « applicables » des jeunes diplômés et multiplier le nombre de projets d’entreprises. 4) appliquer la législation sur l’attribution systématique d’une part des marchés public aux PME nationales, sans quoi ces dernières ne pourront jamais grandir et le pays sera toujours « dépendant » technologiquement parlant. Mais soyons positif, certaines de ces mesures sont déjà mises en œuvre et sont en train de placer le Sénégal en tête des pays africain sur les questions d’entrepreneuriat TIC.

 

3.     Bilan des JETIC ?

Très positif globalement pour une première. Ce fut un challenge de taille pour la petite équipe du CTIC (7 personnes) en termes d’organisation et de logistique car c’était la première fois qu’un événement TIC d’une telle ampleur et non associé à une entreprise particulière avait lieu au Sénégal. Mais tout s’est vraiment bien déroulé, l’ensemble des acteurs et décideurs privés et publics liées aux secteurs des TIC et de l’entrepreneuriat étaient présents et se sont engagés à soutenir davantage les initiatives du domaine. Les entreprises accompagnées par le CTIC ont pu partager leurs expériences et mettre en avant leur produits et les partenaires majeurs tels que l’ARTP, la Sonatel, la GIZ ou l’ADIE ont tous été fiers d’être associés à l’événement. Enfin, de nombreux projets innovants ont vu le jour grâce aux compétitions universitaires (Start-Rek) et aux deux jours intenses de coaching pour 10 projets (Tekki48), remporté par la startup de synthèse vocale Voxygen. La prochaine édition des JETIC devrait avoir lieu en 2015.

Interview radio réalisée pour Widoobiz en Janvier 2013

Les incubateurs sont en plein essor en France et à travers le monde.

Lieux développés pour les entrepreneurs en herbe, les incubateurs permettent aux jeunes chefs d’entreprises de disposer d’un espace de travail et de conseils quotidiens de professionnels. Certains incubateurs sont d’ailleurs thématisés et se spécialisent sur un secteur d’activité. C’est le cas notamment de Incubateur CTIC, lancé à Dakar pour les entreprises des TIC.

Julien Noronha retrouve son chroniqueur José Kouadio et reçoit Yann Le Beux pour présenter le premier incubateur d’Afrique dédié aux nouvelles technologies. Les entreprises y sont sélectionnées pour leur capacité à faire croitre également d’autres secteurs de l’économie nationale.

http://www.widoobiz.com/j-entreprends-comme-je-suis/entrepreneurs-du-monde/senegal-les-nouvelles-technologies-ont-leur-incubateur/26917

Bonne écoute.