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Article initialement écris pour ByFilling dans le cadre du Salon International des Professionnels de l’Economie Numérique de Dakar qui s’est tenu en décembre 2015.

Le 14 Décembre, le SIPEN à accueilli un panel de haut niveau avec plusieurs acteurs du financement et de l’accompagnement des PME numériques au Sénégal afin de discuter des moyens de soutenir l’émergence de PME à forte croissance en Afrique. Comment s’assurer de la compétitivité de l’économie numérique locale ? Comment accompagner la création et la croissance des jeunes pousses numériques ? Comment faire en sorte que les organisations qui accompagnent ces PME soient indépendantes, crédibles et viables économiques ? Essayons ensemble d’apporter quelques éléments de réponse.

Tout d’abord, pourquoi est-ce important d’avoir des PME fortes et structurées ?

En Afrique, on retrouve un grand nombre de freelancers et de petites structures dans les métiers du numériques, mais trop peu d’entreprises de 10 employés ou plus. Ces dernières sont cruciales pour un pays, car permettant de résister aux fluctuations du marché et à l’arrivée de compétiteurs internationaux qui, s’intéressent désormais massivement au digital sur le continent africain. En effet, s’il n’y a pas en face d’elles des PME d’une certaine taille capable de fidéliser leurs employés et avec des références clients assez conséquentes, ces multinationales n’auront pas de mal à prendre les talents dans l’écosystème et à faire valoir leurs clients occidentaux pour prendre les marchés locaux. De plus, les PME locales sont fortement génératrices d’emplois, qui en majorité sont qualifiés donc relativement bien rémunérés. L’impact social d’un écosystème dense de PME fortes est donc très important.

Comment favoriser l’émergence et la croissance des PME TIC ?

Premièrement, il faut bien sûr inciter à la création d’entreprises via des événements, des concours et autres Hackathons, comme il s’en organisent d’ailleurs maintenant un peu partout en Afrique. Au Sénégal, deux acteurs majeurs, CTIC Dakar et Jokkolabs, contribuent majoritairement à l’animation de cet écosystème et à la sensibilisation en entrepreneuriat technologique via des événements tels que le Tekki48, les JETIC ou la Semaine Mondiale de l’entrepreneuriat.

Ensuite, et c‘est sûrement l’aspect le plus important…et difficile, il faut accompagner ces petites structures nouvellement créées dans leur croissance. Pour ce faire, plusieurs dispositifs peuvent (et doivent) être mis en place :

1- Les incubateurs et accélérateurs d’entreprises

Leurs modèles peuvent varier mais en général, ces structures, publiques, privées ou mixtes fournissent des locaux et l’accompagnement d’experts au quotidien pour favoriser la croissance des PME.

Au Sénégal, le seul acteur de ce domaine, spécialisé dans les TIC, est CTIC Dakar. Il se focalise sur des PME innovantes de 5 à 20 employés ayant un fort potentiel de croissance. L’incubateur est surtout reconnu pour ses services de développement commercial, de gestion comptable et fiscale, de relations presse et de levée de fonds. Son modèle est basé sur un partage de la croissance du chiffre d’affaires de l’entreprise. Si l’entreprise ne grandit pas, elle ne rémunère pas l’incubateur. Ailleurs en Afrique, d’autres modèles émergent, notamment basées sur des prises de participation au capital. Ce modèle, fréquent en Afrique anglophone est encore rare en Afrique francophone et présente des limites car, il est difficilement viable et les entrepreneurs sont en général frileux à l’ouverture de leur capital.

Au Sénégal, il existe aussi d’autres incubateurs multisectoriels tels que Concree.com, qui accompagne des entreprises de tous secteurs et à tous stades via une plateforme en ligne, des mentors et des ateliers très innovants. Il y a également, Synapse Center qui accompagne des porteurs de projets par de la formation dans plusieurs secteurs.

           Lire aussi : “Les incubateurs en Afrique : sont-ils nécessaires ?

2- Les réseaux de mentorat et d’entrepreneurs

Ils sont un excellent moyen de renforcer les capacités des entrepreneurs et de favoriser les partenariats entre ces derniers. Au Sénégal, on retrouve les nouveaux réseaux comme « Enablis » ainsi que « la Rencontre des Entrepreneurs » qui regroupent des gens de qualité, en général sélectionnés par leurs pairs. Nous pouvons aussi noter le rôle important que peuvent jouer les organisations patronales du secteur dont OPTIC au Sénégal et le GOTIC en Côte d’Ivoire.

Quels modèles économiques pour ces structures ?

C’est bien sûr la question la plus importante. L’expérience des pays occidentaux et d’Afrique du nord montre que les modèles 100% publics d’incubateur ou de réseaux d’entrepreneurs ne marchent pas. Cela pour une seule et bonne raison : la crédibilité. C’est le premier aspect. Il faut absolument que votre incubateur soit dirigé par le secteur privé et que les entrepreneurs qui sont accompagnés par la structure sentent qu’ils parlent à des personnes motivées par leur réussite.

Deuxième aspect, la viabilité financière et donc l’indépendance. Il est crucial que l’incubateur cherche à avoir son propre modèle économique, pour pouvoir être plus indépendant vis-à-vis des volontés de ses partenaires, publics, privés ou internationaux, qui sont souvent décalées par rapport aux vrais besoins des entrepreneurs. Ensuite, la recherche de viabilité financière fait en sorte que l’équipe de l’incubateur devient entreprenante elle-même et établie des relations d’égal à égal avec ces entreprises.

Dernier aspect, et c’est le plus important, le fait de faire payer les entreprises pour la totalité ou au moins une partie des services, pousse l’incubateur à une augmentation progressive de la qualité de ces derniers : un client qui paye est en droit d’exiger le meilleur.

          Lire aussi : “Quel modèle choisir pour votre incubateur

En conclusion : Leadership et adaptabilité

Les incubateurs, accélérateurs et réseaux d’entrepreneurs, qui prolifèrent en Afrique représentent une opportunité énorme permettant aux acteurs publics, grands groupes ou partenaires au développement de s‘impliquer de façon pertinente pour la croissance et l’émergence de PME technologiques. Mais ces derniers pour être efficaces doivent faire preuve d’un vrai leadership et adapter en permanence leurs programmes et modèle à leur contexte local… n’essayons surtout pas de reproduire la Silicon Valley ou nous allons finir avec de faux écosystèmes, “Siliconés”.

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Note : interview rédigée avec Omar Cissé et accordée au magazine Sénégalais Réussir

1.     Comment accompagnez-vous les porteurs de projets TIC ?

Comme vous le savez peut être, la réussite et la viabilité financière de l’incubateur, qui est une association, est majoritairement basée sur la croissance du revenu des entreprises que nous accompagnons ; l’accompagnement que nous fournissons est donc au cœur de nos préoccupations. L’incubateur dispose de deux programmes d’accompagnement en fonction des stades de développement des entreprises : 1) le programme d’incubation, pour lequel un jury d’entrepreneurs sélectionne des entreprises générant déjà un minimum de revenu et quelques clients. Ce programme peut durer jusqu’à 3 ans. 2) Le programme d’accélération « BuntuTEKI » de 6 mois qui accompagne des porteurs de projets ou entreprises en phase de création mais ayant tout de même développé un premier prototype (site web, application mobile ou logiciel).

Dans le premier, le programme d’incubation, les entreprises peuvent bénéficier de locaux tout équipés mis à leur disposition avec l’internet haut débit et une assistante d’accueil. Ils sont accompagnés dans leur gestion comptable et fiscale par une personne dédiée à plein temps aux incubés. Ils sont également soutenus dans leur « business development » ou prospection commerciale par l’ensemble de l’équipe du CTIC. Par exemple nous organisons des petits déjeuners d’affaires dans lesquels nous regroupons les clients cibles de nos incubés (banques, assurance, directeur de l’administration etc.). Au jour le jour, nous aidons nos entreprises à structurer leur développement commercial et les aidons dans la prospection et la vente de leurs solutions. Une équipe de consultants est également mis à la disposition de nos entreprises pour tous les aspects marketing et finance. Nous aidons également nos entreprises à avoir des stands dans les salons internationaux et finançons quelques billets d’avion. Enfin, lorsqu’elles sont prêtes, nous soutenons nos entreprises dans leurs levées de fonds – nous avons d’ailleurs amorcé un groupe de business angels TIC dans ce sens.

Dans le programme d’accélération, les porteurs de projets sont poussés au test et à l’implémentation de leur solution sur le terrain et à la génération de premiers revenus. Ils bénéficient de locaux partagé et comme pour l’incubation, d’un suivi hebdomadaire et de mises en relation avec des clients ou partenaires potentiels des secteurs privés ou public. Plusieurs ateliers de formation technique ou business sont par ailleurs organisés.

Enfin, nous nous efforçons de mettre nos entreprises en avant dans de nombreux événements et dans les médias, et c’est en partie pour cela que nous avez peut être entendu parler de People Input, Xtreme, Seysoo, Amarante ou encore Nelam Services l’entreprise derrière Agendakar.com.

 

2.     Les contraintes empêchant une éclosion d’une véritable industrie TIC ?

Elles sont multiples et complexes mais quelques solutions simples et pragmatiques peuvent leur être trouvées 1) développer plus d’incubateurs pour accompagner les PME TIC dans leur gestion et développement commercial et ainsi développer un tissus économique dense d’entreprises TIC innovantes et d’envergure international. 2) mettre en place des fonds public de soutien à la recherche scientifique et à l’innovation pour favoriser l’émergence d’entreprises et de solutions TIC innovantes, notamment liées aux autres secteurs de l’économie (tourisme, agriculture, banque, éducation ,etc.) 3) dynamiser l’enseignement supérieur par des programmes d’entrepreneuriat et davantage de liens avec l’industrie, afin de pallier au manque de compétences « applicables » des jeunes diplômés et multiplier le nombre de projets d’entreprises. 4) appliquer la législation sur l’attribution systématique d’une part des marchés public aux PME nationales, sans quoi ces dernières ne pourront jamais grandir et le pays sera toujours « dépendant » technologiquement parlant. Mais soyons positif, certaines de ces mesures sont déjà mises en œuvre et sont en train de placer le Sénégal en tête des pays africain sur les questions d’entrepreneuriat TIC.

 

3.     Bilan des JETIC ?

Très positif globalement pour une première. Ce fut un challenge de taille pour la petite équipe du CTIC (7 personnes) en termes d’organisation et de logistique car c’était la première fois qu’un événement TIC d’une telle ampleur et non associé à une entreprise particulière avait lieu au Sénégal. Mais tout s’est vraiment bien déroulé, l’ensemble des acteurs et décideurs privés et publics liées aux secteurs des TIC et de l’entrepreneuriat étaient présents et se sont engagés à soutenir davantage les initiatives du domaine. Les entreprises accompagnées par le CTIC ont pu partager leurs expériences et mettre en avant leur produits et les partenaires majeurs tels que l’ARTP, la Sonatel, la GIZ ou l’ADIE ont tous été fiers d’être associés à l’événement. Enfin, de nombreux projets innovants ont vu le jour grâce aux compétitions universitaires (Start-Rek) et aux deux jours intenses de coaching pour 10 projets (Tekki48), remporté par la startup de synthèse vocale Voxygen. La prochaine édition des JETIC devrait avoir lieu en 2015.

Interview radio réalisée pour Widoobiz en Janvier 2013

Les incubateurs sont en plein essor en France et à travers le monde.

Lieux développés pour les entrepreneurs en herbe, les incubateurs permettent aux jeunes chefs d’entreprises de disposer d’un espace de travail et de conseils quotidiens de professionnels. Certains incubateurs sont d’ailleurs thématisés et se spécialisent sur un secteur d’activité. C’est le cas notamment de Incubateur CTIC, lancé à Dakar pour les entreprises des TIC.

Julien Noronha retrouve son chroniqueur José Kouadio et reçoit Yann Le Beux pour présenter le premier incubateur d’Afrique dédié aux nouvelles technologies. Les entreprises y sont sélectionnées pour leur capacité à faire croitre également d’autres secteurs de l’économie nationale.

http://www.widoobiz.com/j-entreprends-comme-je-suis/entrepreneurs-du-monde/senegal-les-nouvelles-technologies-ont-leur-incubateur/26917

Bonne écoute.

GIZNote : article écrit pour la newsletter Africaine de la Coopération Technique Allemande GIZ

Par le biais du programme PACC PME-PMF, le bureau de la GIZ au Sénégal soutient une initiative d’un nouveau genre : un incubateur de jeunes entreprises dédié au secteur des TIC. En un peu plus d’un an, ce partenariat public-privé a déjà eu un impact important sur les PME du secteur des TIC mais également sur la compétitivité des autres secteurs économiques.

CTIC Dakar – accélérateur de croissance des PME TIC d’Afrique de l’Ouest

Un incubateur d’entreprises est une structure qui accompagne des projets de création d’entreprises. Ce type de structure apporte un appui en termes d’hébergement, de conseil et de financement, d’assistance juridique et fiscale lors des premières étapes de la vie de l’entreprise. L’incubateur d’entreprises peut également apporter un accompagnement scientifique et technologique.

L’exemple de l’incubateur sénégalais CTIC démontre la pertinence de cette approche. En un an d’existence et dans une approche partenariale publique-privée, le CTIC a su mobiliser les acteurs académiques, économiques, nationaux et internationaux. Cette synergie « plurielle » a permet au CTIC d’accompagner aujourd’hui 11 entreprises et 24 Startups (projets d’entreprises) dans le domaine des TIC. Ces 11 entreprises emploient au total plus de 100 personnes  et auront en 2012 une croissance de plus de 100%.

Fait important, CTIC Dakar est une association mais son but est d’être équilibré financièrement d’ici quatre ans. Pour y arriver, il prélève un pourcentage de la croissance du chiffre d’affaire de ses entreprises. En d’autres termes, si l’entreprise ne grandit pas, l’incubateur ne génère pas de ressources.

Des  services extérieurs sont également proposés tels des certifications ou formations de haut niveau en TIC ou a mise en place d’incubateurs dans toute la sous-région. L’expérience de CTIC Dakar est en effet en train d’être dupliquée avec ses partenaires dans d’autres pays comme le Mali, Niger et le Gabon.

L’apport du Secteur Privé dans le fonctionnement du CTIC

CTIC Dakar est une initiative de la fondation des incubateurs des TIC au Sénégal qui regroupe quelques 2/3 de membres du secteur privé et 1/3 de membres de l’administration. Cette fondation est présidée par le Secteur privé regroupé autour de l’Organisation des Professionnels des Technologies de l’Information et de la Communication (OPTIC). L’incubateur a été une forte demande du secteur privé et a pu être réalisé grâce à toutes les parties prenantes autour de l’entreprenariat et des TIC (Etat, Universités, banques, opérateurs télécoms, patronat, etc.). Le secteur privé participe au financement du fonds d’amorçage, aux événements organisés par CTIC Dakar et accompagne les Startups et PME de CTIC Dakar. Il faut aussi préciser que le comité de sélection des entreprises est composé essentiellement d’entreprises du secteur privé et d’entrepreneurs. L’implication du secteur privé est encore plus déterminante dans l’accompagnement des entreprises de l’incubateur. En effet, au quotidien les entrepreneurs du secteur participent au Mentoring des Startups que CTIC Dakar accompagne et partagent leurs expériences avec les jeunes entrepreneurs.

Un soutien ciblé et « expert » de la GIZ

Dès le lancement de l’initiative en avril 2011, le bureau régional de la GIZ à Dakar mais surtout le programme PACC PME-PMF, qui soutient la compétitivité des PME dans les secteurs clés de l’économie sénégalaise, ont souhaité mieux comprendre et accompagner le projet.  En novembre 2011, un expert CIM spécialisé en entrepreneuriat technologique et en incubation a rejoint l’équipe du CTIC sur un contrat minimum de deux ans. Son rôle consiste entre autres à mettre en place de nouveaux outils et programmes d’accompagnement pour les PME TIC ; à soutenir les entreprises dans leur développement commercial ; à développer des partenariats internationaux avec d’autres incubateurs et acteurs de l’entrepreneuriat afin de positionner le Sénégal et d’ouvrir des marchés aux PME ; et de  structurer des outils de financement pour faire grandir ces entreprises. A cet effet, le premier groupe de Business Angels (investisseurs providentiels) d’Afrique de l’Ouest a été officiellement lancé en juillet 2011. La GIZ accompagne maintenant la structuration de ce dernier afin de faciliter leurs décisions d’investissement. Par ailleurs, l’expert travaille main dans la main avec la direction de l’incubateur et ses partenaires pour en définir le modèle économique et la stratégie long terme.

Mais tout ceci ne serait pas aussi efficace sans le soutien du programme PACC PME-PMF, véritable levier pour toutes ces activités dédiées à la croissance des entreprises. En effet, la GIZ a soutenu l’incubateur à de nombreuses reprises pour des événements ou ateliers de formation, tels que le premier StartupWeekend Dakar, un événement de 54h où se sont retrouvé ingénieurs TIC et acteurs du monde agricole pour développer pas moins de 11 technologies et projets d’entreprises, dont 6 en ensuite été accompagnées par l’incubateur. Fort de ces réussites, la GIZ est maintenant en train de signer une convention de subvention locale avec l’incubateur afin de travailler plus efficacement sur les activités planifiées : accès au financement, formation, nouveau programme d’accélération, etc.

Un exemple de réussite : Mlouma. Portée par le jeune Aboubacar Sidy Sonko, cette entreprise a développé une solution web et mobile permettant aux acteurs du monde agricole de connaitre en temps réel  les prix, quantités et localisations de centaine de produits. L’entreprise qui a vu le jour lors du StartupWeekend et est maintenant une entreprise structurée et qui a établi des partenariats avec plusieurs groupements d’agriculteurs pour implémenter sa solution. Il était récemment sélectionné parmi les 40 entreprises les plus innovantes du continent et invité à la conférence DEMO Africa à Nairobi.

Maillons manquant et prochaines étapes

Le soutient de la GIZ au niveau de l’incubateur CTIC Dakar a pour le moment eu un effet considérable sur la croissance des entreprises du secteur des TIC et sur la compétitivité des autres secteurs grâce aux TIC (agriculture, tourisme, culture, santé, etc). L’incubateur est maintenant sur la bonne voie et est en train de prouver qu’un modèle économiquement viable est possible dans le soutien aux entrepreneurs en Afrique.  Mais pour réellement maximiser et pérenniser son impact, l’incubateur doit maintenant travailler sur trois chantiers de la plus haute importance : son extension afin de soutenir plus d’entreprises au Sénégal et réaliser des économies d’échelle ; son développement sous régional afin de permettre à ses entreprises de bénéficier d’incubateurs partenaires en Afrique de l’Ouest ; et enfin la mise en place de solution de financement pour permettre à ces jeunes entreprises de grandir et de réaliser leur potentiel.